Calendar girl, tome 1 : Janvier

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Titre : Calendar girl, tome 1 : Janvier
Auteur : Audrey Carlan
Année : 2016 (VO)
Éditeur : Hugo Roman
ISBN : 2755629096

 

 


J’ai comme beucoup été intriguée par le concept de Calendar Girl. Un an, douze livres, une même héroïne, 12 romances de moins de 150 pages. N’ayant jamais été initié au style New Romance (autrement dit à l’érotisme), je me suis dit que ça pouvait être une bonne occasion de démarrer en même temps que tout le monde cette saga au concept sympa.

De quoi ça parle ?

Mia Saunders a quitté Las Vegas où elle vivait avec sa sœur et son père pour s’installer à Los Angeles. Mais elle va devoir revoir ses projets, car Mia doit rembourser les dettes de jeu de son père. Un million de dollars. Son ex-petit ami est celui qui a prêté de l’argent à son père, l’a fait tabasser et l’a envoyé à l’hôpital où il est dans le coma. Elle ne voit qu’une issue, contacter sa tante qui possède une agence d’escorts. Celle-ci, trop heureuse de pouvoir aider sa nièce, lui propose un accord. Elle sera l’escort d’un homme différent par mois pendant un an. Chaque contrat lui rapportera 100 000 dollars. La jeune femme accepte et se prépare donc à sillonner les États-Unis et à rencontrer les hommes qui s’offrent ses services.

Ce que j’en pense

J’avoue avoir eu très peur de rencontrer dans ce roman des scènes susceptibles d’alimenter ce qu’on appelle la « culture du viol » : je craignais que le job de Mia soit apparenté à celui d’une prostituée, que son premier client lui fasse subir des choses qu’elle ne voulait pas subir, mais l’auteur a su éviter le malaise. Malgré tout, je trouve quand même gros que notre héroïne, pour son premier contrat d’escort, tombe sur un bel homme drôle et intelligent. C’est une petite chanceuse, en supposant que dans la réalité, une escort-girl ne tombe pas forcément sur des perles dans sa carrière. J’espère que l’auteur saura créer des tomes moins édulcorés, pour que l’on reste quand même les pieds sur Terre.

J’ai apprécié ce premier tome parce qu’il est court et que Audrey Carlan a réussi à me happer dans son concept. Je ne sais pas trop quoi penser de la présence des scènes érotiques, je ne leur trouve pas un grand intérêt littéraire, bien que je n’ignore pas leur fonction 😉 ! A suivre !

Marine.

Pilules bleues

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Titre :
Pilules bleues
Auteur : Frederik Peeters
Année : 2001 – 2013 (édition augmentée)
Éditeur : Atrabile
ISBN : 2970016567

 


C’est ma première chronique BD sur ce blog, et j’ai choisi ce chef d’oeuvre de Frederik Peeters pour inaugurer la catégorie bande-dessinée. Une amie m’a prêté l’édition de 2013, différente de celle de 2001 dans la présence de pages supplémentaires pour faire le bilan des années passées suite à la première sortie de Pilules bleues.

De quoi ça parle ?

Frederik Peeters parle de sa vie. Ses rencontres avec Cati, jeune fille qu’il trouve attirante, mais qui lui reste inaccessible. Lors d’un réveillon, il apprend que son mari vient de la quitter. De fil en aiguille, ils en viennent au point où se pose la question de sortir ensemble. Mais, car il y a un mais, Cati est séropositive, ainsi que son fils. Au fil des pages, l’auteur nous raconte sa vie, son couple, ses relations avec le fils de Cati, ses émotions aussi, ses joies et ses peurs, ses réflexions.

Ce que j’en pense

Contre toute attente, j’ai refermé ce témoignage avec un grand sourire aux lèvres. Les planches additionnelles y sont sans doute pour quelque chose, et je vous conseille de vous procurer l’édition 2013 de ce fait. Frederik Peeters parle de cette maladie dont on ne sait, au final, pas grand chose. J’ai appris certaines choses concernant le VIH que personne ne m’avait jamais expliquées, de manière simple, voire détachée de la gravité qu’on attache à ce virus. Outre la qualité graphique et propre de Peeters, c’est son discours qui, à mon sens, couronne son oeuvre.

BD culte à lire de toute urgence (si ce n’est fait !)

Marine.

Animale, tome 1 – La Malédiction de Boucle d’Or

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Titre : Animale, tome 1 : La malédiction de Boucle d’Or
Auteur : Victor Dixen
Année : 2013
Éditeur : Gallimard  Jeunesse (GF), Pôle Fiction (PF)
ISBN : 2070649784

 

 


 

Il était temps que je commence à lire cette saga qui me faisait de l’œil depuis sa sortie. J’ai encore une fois profité du Cold Winter Challenge pour avoir l’excuse de le lire avant le reste de ma (gigantesque) PAL. Evidemment, ce premier tome n’a rien à faire dans le CWC, mais plutôt son successeur, La Prophétie de la Reine des Neiges. J’attendrai quelques mois avant de lire ce dernier. Explications.

De quoi ça parle ?

L’histoire se passe en 1832, en France. Blonde, dix-sept ans, est cloîtrée depuis toujours dans un couvent perdu au cœur d’une forêt profonde. Les sœurs l’obligent à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes sombres. Un soir, elle reçoit la visite d’un homme mystérieux qui lui remet un dossier avant de s’en aller. Au fil des pages, Blonde devine ses origines, et l’identité de ses parents. Elle s’enfuit du couvent pour en savoir davantage…

Ce que j’en pense

Aille. Je ne vous cache pas que cette lecture a été lente et douloureuse. Le contexte historique du roman me plaisait, ainsi que le personnage de Blonde et son environnement, mais malheureusement, le changement de narration intempestif a eu raison de moi. J’ai détesté avoir à décortiquer les dossiers judiciaires que Victor Dixen nous impose, par exemple. Je n’ai pas non plus été sensible à la romance naissante entre Blonde et son sculpteur, trop intense et à mon goût un peu pathos. Et le summum, c’est la redondance des informations servant à dénouer l’intrigue. J’ai eu l’impression de lire trois fois la même histoire, avec des points de vue différents.

Je suis donc extrêmement déçue de la lecture de Animale, tome 1, mais je compte quand même lire sa suite. Je ne veux pas rester sur une défaite et j’ai espoir que le récit évolue dans la bonne direction (ou du moins la direction qui me plaît).

Marine.

Un goût de cannelle et d’espoir

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Titre : Un goût de cannelle et d’espoir (V.O. The Baker’s daughter)
Auteur : Sarah McCoy (US)
Année : 2012
Éditeur : Les Escales (GF) Pocket (Poche)
ISBN : 978-2-36569-090-4

 

 


Pour cette première chronique, je n’ai pas choisi le thème le plus gai, je vous l’accorde. Mais voilà, j’ai souhaité participer au Cold Winter Challenge cet hiver, et quand j’ai trouvé ce livre, j’ai sauté dessus. Tout d’abord, il porte le thème de Noël, de rigueur pour le CWC ; et puis, et c’est ce qui m’a décidée à le lire, il parle de l’Allemagne nazie en 1944. Depuis quelques temps, je recherche les lectures sur cette période, qui en ont fasciné d’autres avant moi, et dont on apprend toujours un peu au fil des lectures.

De quoi ça parle ?

Reba Adams, une jeune journaliste de El Paso, Texas, se rend dans une boulangerie allemande de sa ville pour les besoins d’un article portant sur la tradition de Noël. Elle y fait la rencontre de la patronne Elsie et sa fille Jane, et se lie d’amitié avec elles. En parallèle, nous est conté le récit de la jeunesse d’Elsie, fille de boulangers en Allemagne nazie, bien avant son arrivée au Texas.

L’histoire est plutôt simple, mais malgré cela, Sarah McCoy réussit un parallèle entre les deux époques. D’une part, le contemporain de Reba, dont le poste de reporter peu gratifiant la fait stagner, et dont le (presque-)fiancé travaille au service de douane à la frontière mexicaine. D’autre part, le passé du côté nazi de Elsie, que l’on pense pouvoir connaître mais qui ne cesse de nous rappeler à quel point l’ambiance était complexe en ces temps.

J’ai évidemment préféré lire les chapitres concernant Elsie, les sujets étant plus graves et émotionnellement forts. J’aime beaucoup voir cette nuance que l’on ne détecte jamais dans les récits de la seconde Guerre : tout n’était pas blanc ou noir. On a cette idée de la guerre, où d’un côté se trouve les nazis méchants, et de l’autre les résistants gentils. Il y avait pourtant un entre-deux, que je qualifierais sans originalité de « nazi gentil non-résistant », et qui était je pense prédominant dans cette société de l’époque. Ça paraît assez logique, mais, il est bon de rappeler que c’était alors une dictature et que le peuple n’était pas libre de s’exprimer contre la doctrine mise en place.

Au delà du thème de l’Allemagne sous Hitler, Sarah McCoy traîte du difficile sujet de l’immigration clandestine du peuple mexicain aux Etats-Unis, qui n’est en rien similaire à l’extermination juive, mais qui vaut la peine d’être traité, si on n’essaie pas de faire une comparaison.

Mon avis général est positif ; c’est un roman instructif, qui procure de grandes émotions et nous amène à beaucoup réfléchir sur la condition humaine. J’aurais juste un bémol sur la double narration, soit le passage d’une époque à une autre, que je ne trouve pas forcément très facile, voire peu délicat. Un gros point positif cependant, aux quelques pages de recettes qui clôturent le livre, qui nous permettent de réaliser les pâtisseries de Elsie.

Marine.

Bonjour blog

Bonjour blog,

C’est une drôle de sensation de ne s’adresser à personne. Je devrai m’y faire à la longue, je crois.
J’ai envie de te parler de mes lectures, parce que dans ma petite tête il n’y a plus assez d’espace pour les histoires et les sentiments, et qu’en posant tout ça ici je pourrai libérer un peu d’espace (pour lire encore plus, nyaha.).

Marine.