Animale, tome 1 – La Malédiction de Boucle d’Or

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Titre : Animale, tome 1 : La malédiction de Boucle d’Or
Auteur : Victor Dixen
Année : 2013
Éditeur : Gallimard  Jeunesse (GF), Pôle Fiction (PF)
ISBN : 2070649784

 

 


 

Il était temps que je commence à lire cette saga qui me faisait de l’œil depuis sa sortie. J’ai encore une fois profité du Cold Winter Challenge pour avoir l’excuse de le lire avant le reste de ma (gigantesque) PAL. Evidemment, ce premier tome n’a rien à faire dans le CWC, mais plutôt son successeur, La Prophétie de la Reine des Neiges. J’attendrai quelques mois avant de lire ce dernier. Explications.

De quoi ça parle ?

L’histoire se passe en 1832, en France. Blonde, dix-sept ans, est cloîtrée depuis toujours dans un couvent perdu au cœur d’une forêt profonde. Les sœurs l’obligent à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes sombres. Un soir, elle reçoit la visite d’un homme mystérieux qui lui remet un dossier avant de s’en aller. Au fil des pages, Blonde devine ses origines, et l’identité de ses parents. Elle s’enfuit du couvent pour en savoir davantage…

Ce que j’en pense

Aille. Je ne vous cache pas que cette lecture a été lente et douloureuse. Le contexte historique du roman me plaisait, ainsi que le personnage de Blonde et son environnement, mais malheureusement, le changement de narration intempestif a eu raison de moi. J’ai détesté avoir à décortiquer les dossiers judiciaires que Victor Dixen nous impose, par exemple. Je n’ai pas non plus été sensible à la romance naissante entre Blonde et son sculpteur, trop intense et à mon goût un peu pathos. Et le summum, c’est la redondance des informations servant à dénouer l’intrigue. J’ai eu l’impression de lire trois fois la même histoire, avec des points de vue différents.

Je suis donc extrêmement déçue de la lecture de Animale, tome 1, mais je compte quand même lire sa suite. Je ne veux pas rester sur une défaite et j’ai espoir que le récit évolue dans la bonne direction (ou du moins la direction qui me plaît).

Marine.

Un goût de cannelle et d’espoir

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Titre : Un goût de cannelle et d’espoir (V.O. The Baker’s daughter)
Auteur : Sarah McCoy (US)
Année : 2012
Éditeur : Les Escales (GF) Pocket (Poche)
ISBN : 978-2-36569-090-4

 

 


Pour cette première chronique, je n’ai pas choisi le thème le plus gai, je vous l’accorde. Mais voilà, j’ai souhaité participer au Cold Winter Challenge cet hiver, et quand j’ai trouvé ce livre, j’ai sauté dessus. Tout d’abord, il porte le thème de Noël, de rigueur pour le CWC ; et puis, et c’est ce qui m’a décidée à le lire, il parle de l’Allemagne nazie en 1944. Depuis quelques temps, je recherche les lectures sur cette période, qui en ont fasciné d’autres avant moi, et dont on apprend toujours un peu au fil des lectures.

De quoi ça parle ?

Reba Adams, une jeune journaliste de El Paso, Texas, se rend dans une boulangerie allemande de sa ville pour les besoins d’un article portant sur la tradition de Noël. Elle y fait la rencontre de la patronne Elsie et sa fille Jane, et se lie d’amitié avec elles. En parallèle, nous est conté le récit de la jeunesse d’Elsie, fille de boulangers en Allemagne nazie, bien avant son arrivée au Texas.

L’histoire est plutôt simple, mais malgré cela, Sarah McCoy réussit un parallèle entre les deux époques. D’une part, le contemporain de Reba, dont le poste de reporter peu gratifiant la fait stagner, et dont le (presque-)fiancé travaille au service de douane à la frontière mexicaine. D’autre part, le passé du côté nazi de Elsie, que l’on pense pouvoir connaître mais qui ne cesse de nous rappeler à quel point l’ambiance était complexe en ces temps.

J’ai évidemment préféré lire les chapitres concernant Elsie, les sujets étant plus graves et émotionnellement forts. J’aime beaucoup voir cette nuance que l’on ne détecte jamais dans les récits de la seconde Guerre : tout n’était pas blanc ou noir. On a cette idée de la guerre, où d’un côté se trouve les nazis méchants, et de l’autre les résistants gentils. Il y avait pourtant un entre-deux, que je qualifierais sans originalité de « nazi gentil non-résistant », et qui était je pense prédominant dans cette société de l’époque. Ça paraît assez logique, mais, il est bon de rappeler que c’était alors une dictature et que le peuple n’était pas libre de s’exprimer contre la doctrine mise en place.

Au delà du thème de l’Allemagne sous Hitler, Sarah McCoy traîte du difficile sujet de l’immigration clandestine du peuple mexicain aux Etats-Unis, qui n’est en rien similaire à l’extermination juive, mais qui vaut la peine d’être traité, si on n’essaie pas de faire une comparaison.

Mon avis général est positif ; c’est un roman instructif, qui procure de grandes émotions et nous amène à beaucoup réfléchir sur la condition humaine. J’aurais juste un bémol sur la double narration, soit le passage d’une époque à une autre, que je ne trouve pas forcément très facile, voire peu délicat. Un gros point positif cependant, aux quelques pages de recettes qui clôturent le livre, qui nous permettent de réaliser les pâtisseries de Elsie.

Marine.